L’analyse de la visée argumentative dans le discours oral de Tariq Ramadan Cas de la conférence La famille : de l’idéal à la réalité ; des étapes, des exigences, un djihad.The analysis of the argumentative aim in Tariq Ramadan’s oral speech. The case of the conference: the family: from ideal to reality, steps, requirements, jihad
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L’analyse de la visée argumentative dans le discours oral de Tariq Ramadan Cas de la conférence La famille : de l’idéal à la réalité ; des étapes, des exigences, un djihad.
The analysis of the argumentative aim in Tariq Ramadan’s oral speech. The case of the conference: the family: from ideal to reality, steps, requirements, jihad
p p 197-207
Date de réception : 04/05/2018 Date d’acceptation : 13/06/2019

Mohammed Mekhnache / Karima Zerouali
  • resume:Ar
  • resume
  • Abstract
  • Auteurs
  • Bibliographie

نلاحظ أن متعلم اللغة الفرنسية كلغة أجنبية غير قادر على تحليل خطاب ينتج في واقع الأمر، دون اللجوء إلى إعادة صياغة نفس الخطاب. وغايتنا من خلال هذا العمل المتواضع هو السماح للمتعلم باستغلال معارفه النظرية ومهاراته التواصلية اثناء تحليل الخطاب. و للإجابة على (أسئلة المغادرة) التي تبدو لنا أنها معاصرة، سلطنا الضوء على واحد من خطابات الإسلامي  طارق رمضان كخطاب شفهي سعيا منا الى تطبيق تقنيات تحليل الخطاب و دراسة هدفها الجدلي.وبهدف إعطاء لتعليم / تعلم اللغة الفرنسية كلغة أجنبية فائدة مهنية واجتماعية، ارتأينا بأن دمج تحليل الخطاب، في هذه العملية، سيكون الوسيلة المثلى التي تحفز تطبيق النظريات المختلفة، التي تهتم باللغة باعتبارها موضوع الدراسة، لأنها تعطي معنى

الكلمات المفاتيح: خطاب شفاهي، تحليل الخطابجدلي المدللين، تحليل جدلي،هدف

Le constat que l’on pourrait se faire est que l’étudiant de langue étrangère, le FLE en particulier, est parfois dans l’incapacité d’analyser un discours produit en situation réelle, sans recourir à des reformulations du même discours. Notre souci, à travers cette modeste contribution, est de permettre à l’étudiantd’exploiter sesacquis théoriques et ses compétences communicatives par le biais de l’analyse du discours. Afin de répondre aux questions de départ qui nous paraissent contemporaines, nous avons exploité un des discours de l’islamologue Tariq Ramadan, comme étant un corpus oral authentique, pour appliquer les techniques d’analyse du discours et étudier sa visée argumentative. Pour rendre à l’enseignement/apprentissage du français langue étrangère son utilité professionnelle et sociale, il nous parait que l’intégration de l’analyse du discours, dans ce processus, serait le moyen idéal qui favoriserait l’application de diverses théories, qui, s’intéressant à la langue comme objet d’étude,leur donnera du sens.

Mots clés :Discours oral, analyse du discours, visée argumentative, modalisateurs, analyse argumentative.

We notice that the student of French as a foreign language is incapable to analyze a speech produced in a real situation, without resorting to reformulations of the same speech. Our concern, through this modest contribution, is to allow the student to exploit his theoretical knowledge and his communicative skills by means of discourse analysis. We make use of one of the speeches of the islamologue Tariq Ramadan, as being an authentic oral corpus, to apply the techniques of discourse analysis and to study its argumentative aim. To return to education/ learning of French as foreign language with its professional and social utility, it seems that the integration of discourse analysis into this process would be the ideal way since it promotes the application of various theories, which focus on the language as the main object of study, to give meaning

Keywords: speech oral, discourse analysis, aimed argumentative, modalities, argumentative analysis.

Quelques mots à propos de :  Mohammed Mekhnache

[1], Université Med Khider - Biskramoha001958@gmail.com
[1] L’auteur correspondant

Quelques mots à propos de :  Karima Zerouali

 Université Med Khider - Biskrakarima_zerouali@yahoo.fr

Introduction

Chaque personne est quotidiennement exposée à de nombreuses situations discursives auxquelles elle participe ou non, sans qu’elle en soit nécessairement consciente. Tout discours a du sens et une finalité : avoir une influence sur l’auditoire. C’est pourquoi toute activité discursive est porteuse d’une dimension argumentative qui vise à faire adhérer l’auditoire à une opinion ou à une façon de voir le monde.

Ces derniers temps, le discours constitue une unité interdisciplinaire et l’analyse du discours est la théorie qui s’intéresse à cette unité et qui fait appel à diverses compétences. Elle a toujours été à la disposition de plusieurs autres disciplines (sciences politiques, sciences humaines, sociologie, linguistique, psychologie, etc.). Elle est très vague et a des liens avec plusieurs théories (la pragmatique, la rhétorique, l’énonciation, la stylistique, l’argumentation, etc.). Mais la théorie, qui mérite qu’on lui prête une grande attention dans ce présent travail, est celle de l’argumentation, parce qu’elle intervient pour dominer tout fonctionnement discursif, au point que tout est devenu argument dans les discours, explicitement ou implicitement.

Aujourd’hui, l’enseignement des langues étrangères s’intéresse de plus en plus aux compétences communicatives langagières ; il fait référence aux approches communicatives et actionnelles, ou comme le mentionne Cl. Bourguignon (2010), cité par J-P Robert & Co (2011, p. 94), « l’approche communicationnelle ». Pour ce faire, il est nécessaire qu’il s’ouvre sur les autres disciplines. Il faudrait intégrer la notion du discours dans les différents cycles (moyen, secondaire, universitaire) pour préparer l’étudiant à affronter cette unité dans les situations de communications réelles.

I-               Méthodologie

Le phénomène observé, qui constitue notre constat, est que la majorité des étudiants en didactique du français langue étrangère (désormais FLE) n’arrivent pas à analyser et interpréter un discours oral ou écrit dans cette langue qui est censée être la "leur". Autrement dit, l’étudiant de FLE n’utilise pas d’une manière avantageuse les différentes théories acquises durant sa formation, ce qui engendre des lacunes au niveau de sa performance. Pour cette raison, nous nous sommes posé plusieurs questions :

-   Que fait-on de toutes les théories apprises durant cette formation ?

-   Quel est l’enjeu d’intégrer l’analyse du discours à la didactique du FLE ?

-   Comment l’analyse du discours peut-elle servir la didactique des langues étrangères ?

-   Comment le processus argumentatif est-il devenu une partie intégrante de tout fonctionnement discursif ?

Toutes ces questions convergent vers notre principale problématique, à savoir le rôle de l’analyse du discours dans le décèlement, la découverte de la visée argumentative dans un discours oral.

Afin de répondre à ces questions et à d’autres qui pourraient surgir au cours de notre chevauchée scientifique, nous proposons deux hypothèses que nous allons confirmer ou infirmer à la fin de notre travail :

-   L’analyse du discours permettrait à l’étudiant, d’exploiter et de rendre applicables ses compétences discursives et langagières.

-   L’analyse du discours aiderait à étudier les stratégies rigoureusement argumentatives dans le discours oral par le biais des modalisateurs argumentatifs.

A travers cette modeste contribution, nous désirons, en premier lieu, intégrer et rendre abordable la théorie de l’analyse du discours oral en didactique de FLE. Cette théorie fait appel aux compétences linguistiques (grammaticales, lexicales, sémantiques), sociolinguistiques, pragmatiques, communicatives langagières, analytiques, etc., qu’il faudrait savoir exploiter lorsqu’il s’agit d’analyser un discours en langue étrangère. En second lieu, nous cherchons à étudier les stratégies argumentatives dans le discours oral. Pour atteindre ces objectifs, il faut aborder et croiser ces théories dans notre travail pratique.

1-              Discours et analyse du discours 

Il est évident qu’il n’y ait pas de terme plus polysémique que celui de « discours », parce que son usage présente plusieurs sens dans sa diversité d’emploi. Etymologiquement, le terme « discours », issu du latin «Discursus », signifie « action de courir çà et là ». Sa première apparition en français est en 1503.

Il est inévitable de ne pas parler de discours en didactique des langues étrangères, parce que ce terme a toujours fait l’objet de nombreuses études. J.P. Robert le représente comme un terme qui est toujours pris en compte par les méthodes SGAV, « les exercices qu’elles proposent servent davantage à améliorer les connaissances des élèves qu’à les initier au discours qu’illustre un texte » (Robert, 2009, p.77), et aussi par l’approche communicative. Cette dernière fait la distinction entre discours oral et discours écrit. Elle propose dans les manuels des exercices sur les situations de communication, les types et les modes d’organisation de discours (les intentions énonciatives du locuteur, les registres de la langue).

En ce qui concerne l’analyse du discours, Selon D. Maingueneau (2014, p.10), l’expression « analyse du discours » est apparue pour la première fois dans l’article intitulé « Discourse analysis » du linguiste distributionnaliste Z.S. Harris en 1952. Mais les questionnements qui sont indépendants de l’analyse du discours ne sont apparus que dans les années 1960. Parmi les lieux principaux du développement de l’analyse du discours, on cite l’Amérique, la France et l’Angleterre.

Le même auteur ajoute aussi que c’est à partir des années 1980 que l’analyse du discours a possédé un champ de recherche propre à elle, et a constitué un espace véritablement mondial. En France, l’analyse du discours s’est définie, pour la première fois comme une discipline à la fois théorique et méthodologique qui se fondait sur le structuralisme.

Parallèlement, dans les années 1960, tout comme la naissance de l’analyse du discours et sous un autre toit, s’est développée une autre discipline, la linguistique textuelle, qui vise à « dégager des régularités au-delà de la phrase, fournissait aux analystes du discours des instruments précieux pour appréhender la structuration des textes. » (Maingueneau, 2014, p.12).  Et pourtant, ces deux nouvelles disciplines ne sont pas appliquées immédiatement : « l’analyse transphrastique utilise encore les outils de l’analyse phrastique » (Sandré, 2013, p.22). Cela veut dire que le développement de l’analyse du discours nécessite plus de temps et cela dépendrait des résultats de recherches des analystes du discours qui étaient à l’origine inscrits dans d’autres disciplines (linguistique, sociologie, histoire, philosophie,…). Ces analystes se sont réunis grâce à leurs intérêts aux phénomènes langagiers dans leurs contextes.

D’après Sandré (2013, p. 23), le courant de cette nouvelle idée s’est inscrit dès le début dans la pluridisciplinarité et le lien avec les sciences du langage, il s’agit du langage. Les différentes disciplines qui se sont intéressées à l’analyse du discours partagent le même intérêt pour le discours et la préoccupation du contexte.

2-              Contexte

Le terme de contexte est défini par le Grand Robert (version numérique, 2010) comme « un ensemble de circonstances dans lesquelles s’insère un fait donné ». Cette définition n’est pas loin de celle qu’on donne au terme dans la situation de discours. Le Dictionnaire de l’analyse du discours, en ce qui le concerne définit ce terme comme suit :

« Le contexte d’un élément X quelconque, c’est en principe tout ce qui entoure cet élément. Lorsque X est une unité linguistique (de nature et de dimension variables : phonème, morphème, mot, phrase, énoncé), l’entourage de X est à la fois de nature linguistique (environnement verbal) et non-linguistique (contexte situationnel, social, culturel). » (Charaudeau et Maingueneau, 2002, p.113).

Pour comprendre et analyser le discours, il faut l’inscrire et le placer dans son contexte. Ce contexte qui constitue l’interne et l’externe du texte, peut être concret comme il peut être abstrait : on doit le chercher avec précaution. Le discours reste un produit social. Cela explique que le contexte représente l’intention du locuteur, ses convictions, ses croyances, le lien entre le locuteur et son interlocuteur, etc. Kerbrat-Orecchioni (2002, p.11-12) a distingué deux types de contexte.  

a-                L’environnement discursif de l’énoncé (Le cotexte) 

Ce premier type correspond au discours produit avant (cotexte amont) et au discours produit après (cotexte aval).  Autrement dit, « Le contexte d’un élément discursif est son environnement textuel, à savoir ce qui le précède (cotexte antérieur) et ce qui le suit (cotexte postérieur) » (Detrie, 2001, p.68).  Il dépend de la réalité interne du texte qui se produit entre les lignes où il joue le rôle d’élément de la compréhension du sens d’un énoncé.

b-              L’environnement extralinguistique

Ce second type désigne la situation de communication, c'est-à-dire les éléments externes du discours qui sont directement liés à lui : « son auteur, son destinataire, le moment et le lieu où il est produit, ses objectifs, l’environnement social et culturel, les savoirs qu’il mobilise, etc. »  (Sandré, 2013, P.24).

L’analyste du discours peut prendre en compte les deux types de contexte, l’un comme l’autre. Il n’y a pas de règles en la matière parce qu’il peut s’intéresser au cotexte et aux indices situationnels, ou inscrire le discours dans un ensemble discursif et situationnel plus large. Il est nécessaire de prendre en compte la qualité des données qu’il lui faut pour réussir son analyse.

3-              Compétence et stratégies discursives

Tout locuteur doit avoir une bonne maîtrise de la langue par laquelle il va produire son discours, mais qu’il parle dans une langue saine ne suffit pas. Pour ce faire, nous nous sommes intéressés dans notre étude à la compétence discursive qui permet au locuteur de se déplacer et d’agir pendant et selon la situation discursive. 

 Selon le dictionnaire d’analyse du discours, cette notion de « compétence discursive » désigne « l’aptitude à maîtriser les règles d’usage de la langue dans la diversité des situations » (Charaudeau et Maingueneau, 2002, p.113). En d’autres termes, le locuteur doit être capable de produire et d’interpréter un discours selon la situation et d’adhérer ses énoncés aux convictions de son interlocuteur. Cette compétence permet au locuteur de se positionner par rapport au contenu de son discours.  Dans le même dictionnaire, cette compétence discursive est définie comme une compétence qui : 

 « Exige de tout discours qu’il soit apte à manipuler- reconnaitre les procédés de mise en scène discursive qui feront écho aux contraintes situationnelles*, ainsi que les savoirs de connaissance* et de croyance* supposés partagés et témoignant d’un certain positionnement* » (Charaudeau et Maingueneau, 2002, p.113).

 En analyse du discours, la notion de stratégie a plusieurs emplois et définitions, selon les différents courants de recherche. Après avoir présenté et étudié  ces différentes  définitions, nous proposons trois définitions, Charaudeau et Maingueneau (2002, p.594) : elles englobent et résument les définitions des autres chercheurs :  

1)                       Les stratégies sont le fait d’un sujet (individuel ou collectif) qui est conduit à choisir (de façon consciente ou non) un certain nombre d’opérations langagières.

2)                       Parler de stratégies n’a de sens que par rapport à un cadre de contraintes, qu’il s’agisse de règles, de normes ou de conventions.

3)                       On aura intérêt à retenir les conditions émises par la psychologie sociale, à savoir qu’il faut un but, une situation d’incertitude, une visée de résolution du problème posé par l’intervention de l’incertitude et un calcul. »

 Pour Charaudeau et Maingueneau (2002, p.594), l’espace de choix du locuteur est un espace où se développent trois types de stratégies : 

a-              Stratégies de crédibilité

Elles sont un enjeu qui vise à déterminer la position de vérité du sujet qui attribuerait au discours un caractère véridique et crédible. Dans la préparation de ce genre de stratégies, le locuteur détermine et évalue la certitude du contenu de son discours. Les principaux modalisateurs qui véhiculent ces stratégies sont par exemple : certainement, en vérité, évidement, réellement, …

b-              Stratégies de légitimation

Elles sont un enjeu qui « vise à déterminer la position d’autorité du sujet ». Dans beaucoup de situations, le locuteur se trouve confronté au besoin de légitimer son discours. Aussi  doit-il prouver le droit de tenir sa parole pour que son destinataire puisse comprendre la légitimité de sa réclamation. Parmi les procédés qui participent à la réalisation de ces stratégies, on cite l’autoréférence (se référer à son statut) et la recherche de parenté idéologique.

c-               Stratégies de captation

Elles sont un enjeu qui vise à « faire entrer le partenaire de l’échange communicatif dans le cadre de pensée du sujet parlant » (Charaudeau et Maingueneau, 2002, p.495). Elles consistent à exercer le charme sur l’interlocuteur en créant chez lui l’illusion d’être adhéré et fait pour un groupe ou une communauté. Tout se joue dans le jeu de l’émotion.

Parmi les procédés utilisés dans ces stratégies de captation, on cite la fabulation, qui est une représentation ou une version imaginaire d’un ensemble de faits comme une réalité vécue ; la recherche de connivence, « qui est l’acte de postuler des liens affectifs ou communautaires avec l’allocutaire » (Charaudeau et Maingueneau, 2002, p.495), et la mystification, qui consiste à tromper et abuser dans son discours en s’identifiant à des figures historiques. 

II-            Constitution du corpus

1-              Méthode de travail

L’objectif de cette recherche consiste à rendre abordable la théorie de l’analyse du discours dans la classe de la didactique de FLE, pour que l’étudiant puisse exploiter et appliquer les différentes théories acquises pendant sa formation. Nous avons opté pour deux méthodes de travail.

 La première est analytique et consiste à analyser le discours d’un islamologue en nous appuyant sur des éléments théoriques déjà étudiés dans ce qui a précédé. Nous avons présenté la vidéo à l’échantillon deux ou trois fois afin qu’il puisse saisir le contenu. Ensuite, nous avons mis le transcrit de cette vidéo à sa disposition pour lui faciliter l’analyse. Cette analyse a pour objectif d’étudier le raisonnement et la dimension argumentative d’un discours religieux.

La deuxième méthode est comparative. Elle constitue la phase terminale de notre recherche. Nous avons choisi cette méthode pour faire une comparaison entre l’analyse du corpus réalisée par les étudiants non encore initiés à ce genre d’activité, avec notre modeste analyse.

À la fin de ces deux méthodes, nous comptons faire un bilan qui représente les points de divergences et de convergences entre les différents modèles d’analyse. Ce bilan nous a aidés à répondre à notre principale problématique en confirmant ou en infirmant nos hypothèses proposées au début de notre travail.

2-              L’échantillon

Notre échantillon est constitué de dix étudiants du département de français à l’université Mohamed Khider de Biskra, qui ont accepté de participer à notre expérimentation qui leur demande d’analyser le corpus selon des critères que nous avons précisés. Deux problèmes majeurs ont entravé le bon déroulement de cette expérimentation : la non disponibilité de tous les étudiants de Master 2 et surtout le fait qu’ils n’aient pas été très coopératifs pour des raisons que nous jugeons faibles et contestables : l’incapacité d’analyser un discours, l’incompétence au niveau de la langue, ne pas avoir le temps, …

 Le tri de l’échantillon que nous avons interrogé est soumis à un seul critère que nous avons pris en considération est que l’interrogé soit un étudiant en didactique du FLE en deuxième année Master à l’université Mohamed Khider de Biskra. Nous avons opté pour cette sélection que nous estimons qualifiée et performante, et qui s’adapte parfaitement à notre objectif de recherche.

En effet, à la fin de son parcours universitaire, il est nécessaire que l’étudiant soit compétent et capable d’analyser un discours en FLE tout en exploitant les connaissances théoriques acquises durant ses années d’études. Cette expérimentation ne reflète pas nécessairement son niveau et sa performance, mais surtout ses lacunes et son incapacité d’appliquer ce qui est théorique.

3-              Présentation du corpus

Il s’agit d’un discours oral exposé lors d’une conférence. Ce discours est disponible sous forme d’une vidéo sur le YouTube, audio sous forme d’un mp3 sur les sites de téléchargement, ou plus encore sous forme de transcrit dans un recueil1 (conférences transcrites et éditées avec l’aimable autorisation de M. Tariq RAMADAN) qui rassemble plusieurs conférences du même orateur.

Le choix de ce conférencier est dicté par le fait qu’il soit (à un certain moment du moins) le représentant de l’intelligentsia musulmane le plus controversé en Occident. Sa maîtrise de la langue, ses prises de positions pour défendre l’Islam et les musulmans en Europe, essentiellement, ses débats toujours enflammés avec d’éminentes personnalités occidentales (Edgar Morin, Nicholas Sarkozy, Alain Juppé, pour ne citer que ceux-là) et surtout le contexte dans lequel vit la famille musulmane en Occident, nous ont poussés à faire ce choix.

 Nous avons opté pour l’analyse du discours oral qui se présente sous forme d’une vidéo téléchargée du YouTube2. La vidéo dure une heure de temps, mais nous avons limité le discours à 16 minutes pour que le discours soit mesurable et prêt à être étudié dans cette recherche débutante.

Comme signalé plus haut, ce corpus a été exposé à notre échantillon plusieurs fois afin qu’il puisse le comprendre et noter ce que nous lui avons demandé de réaliser. Nous avons fait écouter l’extrait choisi de ce discours deux ou trois fois, et ce n’est qu’après que  nous lui avons remis le transcrit de cet extrait pour l’aider à se rappeler les paroles utilisées.

4-              Type d’allocution du discours de la conférence

La conférence est une sorte de rencontre et de conversation entre des personnes dans laquelle il y aura une confrontation et un échange d’idées et d’opinions (scientifiques, philosophiques, littéraires, politiques, etc.). L’organisation de ce genre de rencontre est formelle ; les participants se préparent convenablement pour la conférence. Il est courant qu’il y ait des conférences permanentes qui se répètent régulièrement pendant l’année. Le conférencier est souvent placé sur une estrade en face de son auditoire, tenant un micro pour que le public puisse l’entendre convenablement. Il réserve un temps pour les interventions de son public (questions-réponses).

La conférence choisie pour notre analyse est, comme signalé plus haut, une conférence présentée par le conférencier Tariq Ramadan. Elle s’intitule « La famille : de l’idéal à la réalité ; des étapes, des exigences, un djihad ». Elle vise un public francophone de L’Union des Organisations Islamiques de France (dans sa 25ème rencontre annuelle des musulmans de France, en 2008).

Dans son discours, Ramadan est l’énonciateur, l’orateur, celui qui parle ou produit le discours. C’est lui qui rassemble ses idées, ses connaissances et ses convictions en un discours bien organisé (le déroulement des idées directrices) pour le transmettre à son public. Dans cette conférence, avec son public (ses auditeurs) présent dans la salle, il n’y a qu’une communication : elle est unilatérale et sans réciprocité. Seul le conférencier parle : il s’adresse au public qui ne réagit qu’en applaudissant. Cette conférence s’inscrit dans un type de discours appelé « discours monologal ». Notre analyse doit prendre ces éléments en considération. 

 

 

5-              Stratégies discursives chez Tariq Ramadan

Connu par sa puissance discursive et sa capacité de convaincre, Tariq Ramadan ne traite dans ses conférences que le sujet de l’Islam et sa réalité.

L’extrait que nous présentons ici dure quinze minutes. Dès les premiers instants, l’orateur commence par présenter son sujet : « le sujet d’aujourd’hui est le sujet qui a été choisi autour de la famille. »

Destiné à un public majoritairement musulman, le conférencier entame ses propos en s’adressant à son auditoire en employant le pronom personnel "vous" : « j’ai voulu avec vous faire un voyage ». Ce n’est que par la suite qu’il rend la relation avec le public plus proche et plus intime en utilisant le "nous" et le "on". Ceci est un signe de l’importance qu’il lui accorde en partageant avec lui ce « voyage ». L’objectif étant de faire une communion entre la vie du Prophète, modèle idéal d’une vie dans le bon chemin - celui de Dieu -, et la réalité de la vie d’aujourd’hui, où souffrance et tristesse des membres de la même famille sont de mise.

Ayant une très bonne maîtrise de la langue, il s’en sert pour persuader et convaincre les plus récalcitrants d’entre ceux qui l’écoutent. Pour ce faire, il n’utilise pourtant que des mots simples, des phrases courtes : il adapte ainsi son discours en prenant en considération la variété intellectuelle, les capacités de compréhension et la divergence au niveau des compétences linguistiques chez son public.

En outre, il use de beaucoup de sincérité et de vérité dans ses propos, éléments dictés par le bon sens et la religion, en les (ses propos) étayant par des histoires, celles du Prophète et de ses compagnons, en particulier.

6-              Visée argumentative dans le discours de Tariq Ramadan

La visée argumentative dans le discours de Tariq Ramadan est visible dans toutes les explications et les illustrations qu’il donne à son public.

Il aborde le sujet de la famille et tente de trouver des solutions aux sempiternels problèmes  relationnels auxquels le musulman fait face quotidiennement. Il vise aussi à démontrer que si l’on veut améliorer la vie de tous les jours et avoir de bonnes relations au sein de la famille, l’unique exemple à suivre est à puiser dans le Coran et la Sunna. 

« la famille, dit-il, c’est un cadre, mais ce qui donne sens au cadre / ce sont les sentiments qui le façonnent et / c’est la spiritualité qui lui donne la force // quand nous revenons au Coran / il nous est dit / dis / si vous aimez Dieu / suivez-moi / Dieu vous aimera // cette relation d’amour / elle est partout dans le sens du Coran / elle est partout dans la famille // le Prophète (que le salut et la bénédiction soient sur lui)/ on le suit non parce qu’il nous est dit  / comme un ordre formel qu’il faut le suivre / mais parce que dans le fait de le suivre / il y a un rapprochement avec Allah qui est une question de / dis / si vous aimez Dieu / suivez-moi / Dieu vous aimera / et c’est ça le sens de / vous avez dans le Prophète de Dieu / le meilleur modèle / le fait due dans le Coran il soit dit / il est dans l’exemple du Prophète le meilleur modèle / ce n’est pas pour le meilleur modèle dans les formes / c’est le meilleur modèle dans le fond / dans le sens et dans l’amour / et ça il faut toujours s’en rendre compte construire une famille comme on suit le Prophète // »

Cet extrait est donné à titre illustratif pour dire que l’objectif de l’orateur est de convaincre son public à suivre le Prophète en adaptant sa vie à la leur. Il fait appel aux Hadiths pour illustrer ses propos en les récitant d’abord en arabe pour leur donner plus de valeur rhétorique, stylistique, avant de procéder à leur traduction.

D’autres extraits ont été exploités, mais la nature de ce genre d’écrit ne nous permet pas de tout présenter. En somme, il s’agit de dire que l’objectif premier chez l’orateur réside dans le fait de faire saisir l’importance que revêt la famille dans la vie quotidienne de chaque musulman, et que le meilleur exemple est donné par le Prophète.

Aussi a-t-il employé des mots simples, des phrases courtes et usé judicieusement des techniques de l’argumentation pour convaincre. Les arguments sont présentés du plus faible au plus fort; les modalisateurs sont avancés en fonction du type du discours qu’il tenait, entre autres techniques évidemment.

7-    Analyse des productions des étudiants

Nous reproduisons ici, à titre d’exemple, un essai dans lequel l’étudiant a tenté de répondre aux consignes de départ, à savoir écouter un enregistrement sonore (une vidéo) et sa transcription pour saisir le discours en question. Il s’agit pour l’essentiel de vérifier chez les étudiants, leur capacité à découvrir le discours, son type, son genre et sa visée, en comparant leurs réalisations aux paramètres de l’analyse, à savoir la présentation du corpus, le raisonnement du locuteur, l’exploitation de la langue, les arguments et les exemples, et enfin la technique d’analyse.

Texte de l’étudiant :

« Tariq Ramadan introduit déjà sa conférence avec des formules islamiques pour montrer déjà de quel point de vu il va aborder le sujet qui importe qui est la famille.

Toute introduction faite, il entame directement le sujet dont il veut parler a savoir la famille en islam et dans les temps moderne.

La façon de parler de Tariq Ramadan, se base toujours sur la logique de l’interprétation islamique et moderne de tous ce qui est religieux, en évoquant les point important comme le fait de prendre le prophète comme model, mais il enlève l’ambiguïté déjà en disant que le suivre n’est pas juste parce que c’est le prophète, mais plutôt parce que c’est la première personne qui a appliquer les préceptes qu’il prêchait.

Tariq Ramadan aime faire rêver dans cette conférence, c’est ainsi le meilleur moyen d’affecter les gens émotionnellement surtout, parce que son but n’est pas de juste faire sa d’affecter conférence et partir, mais il cherche à ce que les spectateurs s’identifie a ses paroles en les justifiant avec des références coranique, pour qu’elle soient plus logique à appréhender et ainsi être appliquer plutard. »

Ce que nous pouvons déduire de ce produit et des autres, est que l’étudiant procède de manière exclusive à la reformulation du contenu proposé. Il dissimule ainsi son analyse en reproduisant les idées principales de ce corpus. Il ne s’est pas servi de cette langue étrangère et ses théories linguistiques. Il ne s’est même pas intéressé à la place et au rôle des mots utilisés dans le discours et dans ce contexte, avec ce public précis. En outre, il n’a pas respecté la consigne qui lui demande de dégager les arguments qui figurent dans ce corpus et le raisonnement du locuteur. Ce qui nous confirme alors que dans ce discours argumentatif oral, l’absence des connecteurs logiques a certainement joué un rôle négatif sur les produits de notre échantillon. Autrement dit, l’étudiant n’a pas pu trouver des arguments, vu son incapacité analytique. Il est simplement enfermé dans l’idée initiale et basique de l’argumentation (thèse, antithèse, arguments, connecteurs logiques et exemples). Ses informations, limitées de cette théorie, ne lui ont pas servi, il n’a pas pu pas aller plus loin avec ses connaissances restreintes. Cela explique que l’étudiant n’est pas au courant que le processus argumentatif constitue la majorité de nos discours oraux et écrits, que ce processus peut se dérouler de plusieurs façons, implicites ou explicites.

Nous constatons un déséquilibre au niveau de ces produits que nous jugeons superficiels, et qui ne reflètent aucun effort personnel de la part de notre échantillon. Quel que soit le niveau de maîtrise de la langue, l’échantillon reste incapable d’analyser un discours oral ou écrit, et ce quel qu’en soit le type. L’échantillon fait des va-et-vient dans sa description et analyse; il ne cesse de reformuler ce que l’orateur a dit dans cette conférence.

Nous voulons, par le tableau ci-dessous, montrer les points de convergences concernant les éléments principaux de l’analyse de notre corpus.


Analyse du corpus : tableau comparatif

Les points à comparer

Notre analyse

L’analyse de l’échantillon

Présentation du corpus

Identification et une explication profonde du discours, son type, son genre, le public visé et dans quelle situation et occasion il a été exposé (le contexte).

L’échantillon ne s’est pas intéressé au genre du discours, ni au contexte. Il n’accorde pas de l’importance à l’environnement extralinguistique.

Raisonnement du locuteur

Prendre en considération le rapport entre le locuteur et le public.

Ignorance du raisonnement et de la visée du locuteur de ce discours religieux.

Exploitation de la langue

-  Explication de la raison de parler une langue simple par le locuteur.

-  Prendre en considération les modalisateurs argumentatifs (adverbe, verbe, prépositions,…)

-  Pas le moindre commentaire sur la langue utilisée.

-  Pas d’exploitation au niveau de la langue utilisée.

-   Reproduction de l’idée générale du discours.

Arguments et exemples

Identification de différents arguments et l’objectif de chacun. Présence d’exemples tirés du discours.

Absence d’exemples et d’illustrations.

Technique d’analyse

Une analyse planifiée qui suit un ordre bien déterminé et vise à aborder tous les points qui sont en rapport avec l’analyse du discours.

Un chamboulement des idées qui reflète l’incapacité d’analyser et de suivre une méthode précise.

Les auteurs


8-                       Synthèse

L’analyse du discours repose sur des étapes importantes : il faut d’abord identifier son corpus (oral ou écrit) et déterminer le genre du discours qui va être étudié (religieux dans notre cas). Nous proposons cette méthodologie qui permet à l’étudiant analyste de définir son corpus facilement en s’appuyant sur le contexte et la situation dans laquelle le discours a été produit.

Ensuite, il faut passer à l’étape de la collecte des données. Pour analyser tel ou tel discours, il faut prendre ce dernier tel qu’il est en tenant en compte la situation extralinguistique pour une analyse fiable. Ces deux étapes sont nécessaires pour analyser n’importe quel discours. Par la suite, il serait préférable de préciser l’angle sous lequel le discours sera analysé. Comme dans notre expérimentation, nous nous sommes intéressés à la visée argumentative dans le discours oral, ce qui nous a obligé d’étudier tout ce qui nous parait argument et ayant un rapport avec l’argumentation (modalisateurs argumentatifs, arguments, positionnement du locuteur). Nous avons prêté une grande attention aux propos du locuteur, à tout ce qu’il a dit et utilisé comme paroles, ses points de vue, ses arguments, son positionnement par rapport à son auditoire, …

Garder à l’esprit la problématique et l’objectif de cette recherche est le plus essentiel dans cette analyse. Ces deux éléments nous ont aidés à orienter l’analyse, parce que le but de toute cette expérimentation est de répondre à la problématique de notre travail de recherche. L’ensemble de l’analyse doit être représentatif par rapport au sujet de recherche.

Notre analyse est achevée, pourtant, il reste beaucoup à faire. C’est vrai que nous avons tracé un plan bien déterminé pour notre propre analyse, mais l’analyse du discours demande plus de compétences et d’efforts personnels de la part de l’analyste. Il se peut que nous ayons ignoré un détail ou une étape, mais nous avons fait l’analyse avec le peu d’expérience et d’informations que nous avons de cette théorie. Nous avons répondu à notre problématique de recherche par cette expérimentation pour atteindre notre objectif de montrer le besoin de cette théorie dans notre parcours formatif et même dans notre vie quotidienne (dans les situations communicatives).

Conclusion

L’enseignement/apprentissage du FLE s’inscrit aujourd’hui dans les approches communicatives et actionnelles. Ces deux dernières s’intéressent aux compétences communicatives langagières de l’apprenant. Pour ce faire, nous proposons d’intégrer le discours (oral ou écrit) comme étant un corpus authentique qui sert à l’apprentissage du FLE. L’intégration de l’analyse du discours, pour penser la didactique du FLE, constitue la problématique qui fait l’actualité sur le terrain de recherche. Des colloques3 et des séminaires visent à rassembler des chercheurs pour discuter cette problématique qui englobe les questionnements communs de l’unité de discours et les articulations entre l’analyse du discours et la didactique des langues. Cette problématique ouvre les portes à diverses études scientifiques qui cherchent l’actualisation des informations et l’adaptation des nouvelles théories d’apprentissages des langues étrangères.

Les résultats obtenus ont montré l’importance de l’analyse du discours, comment cette théorie rassemble et fait référence aux autres théories afin de rendre un discours, en langue étrangère, compréhensible sous ses divers angles. Il n’est pas question que l’analyse du discours ne soit pas utile pour le processus de l’enseignement / apprentissage des langues étrangères. Pour ce faire, nous rassemblons ses résultats en deux points :

-   La nécessité d’intégrer l’analyse du discours dans la didactique du FLE pour rendre applicables et exploitables les autres théories (linguistique, pragmatique, rhétorique, sociolinguistique, etc., …).

-   L’interdisciplinarité des théories, qui s’intéressent à la langue étrangère comme un objet d’étude, participe à la perfection des compétences (communicatives, discursives et analytiques, etc.), et de la compréhension (orale et écrite) chez l’étudiant.

Cette expérimentation est l’occasion de s’interroger sur les liens existant entre l’analyse du discours et la didactique des langues étrangères. Comment choisir des corpus d’analyse du discours qui puissent servir à la didactique des langues étrangères ? Comment l’analyse du discours permet à penser la didactique des langues étrangère ? Comment un discours, produit en situation réelle, peut constituer un corpus authentique qui fait agir les théories d’enseignement/ apprentissage des langues étrangères ?

Nous savons que l’exhaustion d’un travail de recherche est loin d’être parfaite, car il est souvent appelé à être corrigé. En ce sens, nous tenons à faire remarquer que notre travail de recherche est loin d’être achevé, étant donné qu’il y a bien des détails qui nous ont échappé et des pistes qui restent à explorer.


Bibliographie

· AMOSSY Ruth, (2012). L’argumentation dans le discours. Armand Colin, Paris

· CHARAUDEAU Patrick, MAINGUENEAU Dominique, (2002).  Dictionnaire d’analyse du    discours, Seuil, Paris

· DETRIE Catherine, SIBLOT Paul, VERINE Bernard, (2001). Termes et concepts pour l’analyse du discours, Une approche praxématique, Honoré Champion, Paris

· DUCROT Oswald, TODOROV Tzvetan, (1972). Dictionnaire encyclopédique des sciences du langage, Seuil, Paris

· KERBRAT-ORECCHIONI Catherine, (2002). L’énonciation, Armand Colin, Paris

· MAINGUENEAU Dominique, (2014). Discours et analyse du discours, Armand Colin, Paris

· MAINGUENEAU Dominique, (2002). Analyser les textes de communication, Nathan, Paris

· ROBERT Jean Pierre, (2009).  Dictionnaire pratique de didactique du FLE, Ophrys, France

· SANDRE Marion, (2013).  Analyser les discours oraux, Armand Colin, Paris

· SARFATI George-Elia, (2009). Eléments d’analyse du discours, Armand Colin, Paris

Références

1. Tariq RAMADAN, 2014, Conférences, El Borhane, Alger.

2.                                               https://www.youtube.com/watch?v=EmF1rw0xYXc

3. Analyse du discours et didactique des/en langues, problématiques, méthodes, articulations, Colloque international, Université Bordeaux Montaigne, 12 et 13 mai 2016, Appel à communication.   http://erssab.u-bordeaux3.fr/manifestations-scientifiques/manifestations-a-venir/76-analyse-du-discours-et-didactique-des-en-langues

 

 

 

 

Mohammed Mekhnache / Karima Zerouali, «L’analyse de la visée argumentative dans le discours oral de Tariq Ramadan Cas de la conférence La famille : de l’idéal à la réalité ; des étapes, des exigences, un djihad.»

[En ligne] مجلةالآداب والعلوم الاجتماعيةRevue des Lettres et Sciences Sociales العدد 02 مجلد 16-2019N°02 Vol 16- 2019
Papier : p p 197-207,
Date Publication Sur Papier : 2019-06-25,
Date Pulication Electronique : 2019-06-25,
mis a jour le : 25/06/2019,
URL : http://revues.univ-setif2.dz/revue/index.php?id=5843.