Code de déontologie
- Le Code de déontologie de la Revue des Lettres et Sciences Sociales, qui est détaillé dans les points suivants, s'appuie principalement sur le Code de conduite et les lignes directrices sur les meilleures pratiques pour les rédacteurs de revues publiés par le Comité d'éthique des publications (COPE). Le détail des publications de ce Comité est disponible sur les sites suivants:
https://publicationethics.org/guidance/Guideline
La Revue des Lettres et Sciences Sociales travaille selon un processus d’expertise permettant de s'assurer que tout ce qui y est publié constitue une nouveauté scientifique dans les domaines de la connaissance et de l'édition, et que les règles et l'éthique de la recherche et de l'édition scientifiques sont respectées. La revue tient donc à se protéger d'actes contraires à l'éthique tels que le plagiat, la falsification de données et le non référencement de citations... La Revue ne tolère pas de tels comportements et utilise des outils appropriés pour comparer le contenu des manuscrits qui lui sont envoyés avec les recherches publiées, afin de garantir leur authenticité. Il est important de souligner que s'il existe le moindre doute sur l’authenticité de tout ou partie du contenu d'un manuscrit quelconque, il est toujours procédé à un examen approfondi et minutieux du manuscrit en question jusqu'à ce que des réponses satisfaisantes et claires soient obtenues sur les observations soulevées, sur la base desquelles des décisions appropriées sont prises.
- Responsabilités du comité éditorial ⁄ éditeur
- Responsabilités
- Le comité éditorial de la Revue des Lettres et Sciences Sociales est composé d'experts (professeurs hautement qualifiés et possédant une vaste expérience en recherche scientifique) issus de diverses spécialisations des sciences humaines et sociales et des lettres et appartenant à diverses universités. La Revue est représentée par son directeur, son rédacteur en chef et ses rédacteurs en chef associés, dont le nom, la spécialisation, le grade académique, le CV et les coordonnées sont disponibles sur la page web de la Revue.
- Le comité éditorial de la Revue est chargé de recevoir les manuscrits soumis à la Revue, de les expertiser, de déterminer quels articles seront publiés et lesquels seront rejetés, et d'en fournir les raisons. Dans l'accomplissement de ces tâches, le comité s'engage à assurer la confidentialité de l'identité des auteurs des manuscrits qu'il reçoit, ainsi que de l'identité des experts. Par ailleurs, les processus de réception, d’expertise et de décisions d'acceptation/de rejet sont eux aussi effectués en toute confidentialité. La Revue s'engage également à ne pas utiliser les informations et les données des manuscrits rejetés après expertise.
- La Revue des Lettres et Sciences Sociales adhère également aux exigences légales et éthiques de l'édition scientifique, notamment en matière de plagiat. Le directeur de la Revue, le rédacteur en chef et les rédacteurs en chef associés travaillent en collaboration avec les experts pour prévenir de tels comportements contraires à l'éthique en prenant des mesures objectives et en les traitant conformément aux directives du COPE.
- Processus d’expertise
Tous les manuscrits qui parviennent à la Revue des Lettres et Sciences Sociales sont soumises à un processus d'examen et d’expertise. Ce processus d’expertise comprend plusieurs étapes en interaction, et à chaque étape, les expertises sont menées de manière confidentielle et anonyme. Les étapes de ce processus, qui peut durer plus d'un an, sont définies ci-dessous. À noter que tous les échanges et correspondances qui ont lieu lors du processus d’expertise se font à distance, par correspondances numériques, et ce via le système électronique de la Revue.
Premièrement : Notification de réception du manuscrit[1] et première vérification
- La notification de réception d'un manuscrit envoyé à la revue est immédiate et automatique, après la réussite du processus d'envoi à la Revue via le portail électronique ASJP, suite à laquelle une notification de confirmation apparaît à l'écran.
Une fois le manuscrit arrivé à la Revue, le rédacteur en chef, en coopération avec ses assistants associés, l'examine afin de vérifier les deux points suivants : - L'auteur a-t-il joint au manuscrit l'engagement requis ? Le manuscrit a-t-il un rapport clair avec les centres d’intérêt et les domaines de connaissances de la Revue ? Le rédacteur en chef peut rejeter le manuscrit si son sujet s’éloigne du cadre de la Revue ou s'il apparaît que le manuscrit manque de matière scientifique et est non structuré. Les auteurs qui n'ont pas envoyé de document d'engagement sont priés de le faire dans les plus brefs délais, afin que la vérification du manuscrit puisse progresser.
Deuxièmement : expertise interne (expertise initiale)
Les manuscrits qui passent l'étape rapide de la première vérification au niveau du rédacteur en chef sont directement soumis à une expertise interne. L’expertise interne comprend deux processus importants : 1- Le premier processus consiste à vérifier les similitudes du contenu de chacun de ces manuscrits avec le contenu des publications existantes sur le portail ASJP ou des publications extérieures à celui-ci. Cela se fait en utilisant le programme approuvé à cet effet par ce portail.
2- Le deuxième processus s'applique uniquement aux manuscrits exempts de similitudes avec des publications antérieures ou dont les pourcentages de similarité sont faibles (inférieurs à 15% et corrigibles). Dans ce deuxième processus, tous les manuscrits ayant passé l'étape précédentes sont soumis à une expertise complète et rapide (par le rédacteur en chef ou l'un de ses assistants de la spécialité du thème abordé dans le manuscrit). L’intérêt de cette expertise complète et rapide est de vérifier l'originalité du manuscrit, le respect de la structure, l’apport scientifique, et si le contenu est construit d'une manière qui respecte les principes scientifiques reconnus.
Les résultats de cette expertise interne sont les suivants :
- Le manuscrit est accepté pour expertise externe par des pairs.
- Le manuscrit sera accepté pour expertise externe après quelques modifications mineures.
- Le manuscrit est rejeté car il n'est pas publiable en l’état. (Un rapport motivant cette décision doit être joint.)
Les auteurs sont informés des décisions prises concernant leurs manuscrits à l'issue de cette étape (que leurs manuscrits soient acceptés pour expertise externe sans aucune modification, ou avec des modifications mineures, ou rejetés, en expliquant les raisons dans tous ces cas).
Expertise externe (expertise par les pairs)
- Au cours de ce processus, il y a une grande interaction entre le rédacteur en chef, les rédacteurs en chef associés, les experts et les auteurs, à travers l'échange de correspondances électroniques. Cette interaction pour certains manuscrits peut durer plus d'un an avant d'aboutir à la décision finale (accepter ou refuser le manuscrit). Nous expliquons ces interactions ci-dessous :
- Tous les manuscrits acceptés pour expertise externe, et ce après avoir passé par l'étape d’expertise interne, sont organisés au niveau du rédacteur en chef selon leurs spécialisations, puis distribués aux rédacteurs en chef associés en fonction de leurs spécialisations et de leurs centres d’intérêts scientifiques. Il s'agit d'encadrer l'étape d’expertise externe (expertise par les pairs).
- Les rédacteurs en chef associés sont appelés, à ce stade, à lire attentivement les manuscrits envoyés et acceptés pour expertise, dans le but de les comprendre dans leur globalité. Sur la base de cette compréhension, ils envoient chacun de ces manuscrits à au moins deux experts, aux fins de procéder à une expertise externe anonyme. Ils choisissent ces experts parmi les chercheurs les plus qualifiés sur les thèmes de ces manuscrits.
- Lorsque les experts reçoivent les manuscrits qui leur sont envoyés pour expertise, chacun d'eux en examine le contenu, et ceci en fonction de son expérience, de sa disponibilité et de l’éventualité d’existence de conflits d’intérêts, et décide ensuite soit d'accepter ou de refuser d’expertiser le manuscrit. Dans le second cas, il est remplacé par un autre expert, plus spécialisé.
- À l'issue de leur expertise, il est demandé aux experts de remplir le formulaire d’expertise disponible sur le Portail ASJP, en précisant à la fin de ce formulaire si le manuscrit est publiable sans modification, publiable avec des modifications mineures, publiable avec des modifications majeures ou non publiable (rejeté).
- Outre cette expertise générale, il leur est également demandé de rédiger un rapport distinct et détaillé sur le manuscrit expertisé, dans lequel ils précisent la nature des modifications requises, si elles existent, les points forts et les points faibles, ainsi que divers commentaires pouvant concerner l'originalité du travail, son importance et sa contribution à la connaissance, en plus d’une évaluation de la conception du manuscrit, la méthodologie et les statistiques utilisées, et la détermination des erreurs scientifiques, si elles existent.
- Une fois que l'un des experts choisis par le rédacteur en chef associé a terminé son expertise de tout manuscrit qu'il a reçu et a accepté d’expertiser, il envoie une copie du rapport qu’il a préparé au rédacteur en chef adjoint qui il a envoyé le manuscrit, et il envoie également un formulaire résumant son expertise générale du manuscrit.
- L'étape suivante dans l’expertise se situe au niveau du rédacteur en chef adjoint qui, après réception des expertises (des manuscrits dont il est chargé d’en superviser le suivi du processus d’expertise par les pairs), les examine et en considère la décision, qui est en général l'un des cas suivants :
1- Deux expertises positives avec peu ou pas de modifications, 2- deux expertises ou une expertise exigeant des modifications substantielles, 3- une expertise négative et une expertise positive, 4- deux expertises négatives.
- En général, la décision du rédacteur en chef adjoint va dans le sens de celles des experts, qui suggère au rédacteur en chef l'une des propositions suivantes : Dans le premier cas, il propose d'accepter le manuscrit après que l'auteur ait apporté les légères modifications nécessaires. Dans le deuxième cas, il est proposé d'accepter le manuscrit avec réserves (il est demandé à l'auteur d'apporter les modifications substantielles requises avant acceptation), mais dans le troisième cas, un troisième expert est proposé, à qui le manuscrit est envoyé pour expertise, pour en décider du sort ultérieurement. Dans le quatrième cas, il est proposé de rejeter le manuscrit. Il convient de noter que dans certains cas, le rédacteur en chef adjoint a une opinion qui diffère de de celle de l’expert, dans ce cas de figure, il devra en fournir toutes les justifications et explications nécessaires.
Lorsque les rédacteurs en chef adjoints ont terminé leurs vérifications, ils les envoient au rédacteur en chef pour prendre les décisions finales concernant les différents manuscrits desquelles ils ont supervisé le processus d’expertise par des pairs.
- La prochaine étape du processus d’expertise a lieu au niveau du rédacteur en chef, qui examine tous les dossiers d’expertise externe reçus (chaque dossier comprend l’expertise d'au moins deux experts, parfois trois, voire plus, ainsi que les décisions du rédacteur en chef adjoint). Il en examine les différentes décisions et vérifie l'originalité et la contribution des manuscrits au savoir. Ensuite, des décisions finales sont prises concernant ces dossiers de manuscrits ayant passé avec succès le processus d’expertise externe, à savoir :
Le manuscrit est accepté pour publication, ou il est accepté avec des réserves qui seront levées une fois les modifications nécessaires sont faites, ou il est rejeté et les raisons sont expliquées. Dans certains cas, une troisième expertise est requise, à l’issue de laquelle la décision est prise (accepter ou rejeter le manuscrit). Ces décisions seront transmises aux auteurs de ces manuscrits. Dans de nombreux cas, les décisions vont dans le sens de celle du rédacteur en chef adjoint.
- Transparence dans le processus d’expertise
- Le processus d’expertise comprend plusieurs étapes interactives, qui sont confidentielles et anonymes.
- Le rédacteur en chef, les rédacteurs en chef adjoints et les experts expertisent les manuscrits reçus par la Revue en toute objectivité et quels que soient l'âge, le sexe, les croyances religieuses, la race, les tendances intellectuelles ou les opinions politiques des auteurs.
- Les décisions du rédacteur en chef, du rédacteur en chef adjoint et des experts d'accepter ou de rejeter tout manuscrit reçus par la Revue reposent uniquement sur l'importance et l'originalité du travail de recherche, ainsi que sa relation avec les domaines et les objectifs de la Revue.
- Intégrité dans le traitement des manuscrits ou articles publiés
- Manuscrits:
- La Revue tient à garder confidentielles toutes les données contenues dans les manuscrits qui lui sont envoyés (données, images, figures, tableaux, analyses, idées...) en toutes circonstances. Ainsi, elles ne peuvent être utilisées dans d’autres recherches par quiconque (rédacteur en chef, rédacteur en chef adjoint ou experts) sans l'autorisation écrite préalable de l’auteur du manuscrit. Dans ce cas, le manuscrit et ses données biométriques devront être cités dans la bibliographie (à condition d'ajouter la mention « en cours de publication » à la fin de la référence).
- Les experts doivent refuser d’expertiser tout manuscrit qui présente un conflit d’intérêt pour eux ou s'il existe certaines circonstances qui ne permettent pas une expertise objective de ce dernier. Ils doivent en notifier le rédacteur en chef ou le rédacteur en chef adjoint qui le leur a envoyé. Dans ce cas de figure, un autre expert est désigné afin que le processus d’expertise externe ne soit pas perturbé.
- Le rédacteur en chef adjoint doit notifier le rédacteur en chef de tout conflit d'intérêt, s’il en existe, concernant tout manuscrit dont il supervise le processus d’expertise par les pairs. Un rédacteur en chef associé est désigné afin que le processus d’expertise externe ne soit pas perturbé.
- Lorsqu'il est question de recherches ou études avec des échantillons constitués de sujets humains, il est important que le chercheur principal envisage d'obtenir l'approbation du comité d'éthique de l'établissement d’affiliation (par exemple, l'université) ou de tout autre comité d'éthique compétent, avant même de procéder à l’application. Cette approbation certifie que le chercheur a respecté l'éthique de la recherche scientifique au regard du principe du respect des droits physiques et moraux des personnes. Il pourra donc ultérieurement joindre une copie de cette approbation à tout manuscrit qu’il prépare pour cette étude.
- Le rédacteur en chef a le droit de rejeter tout manuscrit reçu par la Revue s’il va à l’encontre de l'éthique de la recherche scientifique.
- Articles publiés
- Dans le cas où des erreurs réelles apparaissent dans un article publié (qui auraient pu être signalées par des lecteurs, des auteurs ou des éditeurs), la Revue des Lettres et Sciences Sociales s'engage à corriger ces erreurs si cela n'affecte pas le contenu général ou le rend invalide, et de publier ces corrections dans les meilleurs délais. La version électronique de l’article sera corrigée, tout en indiquant la date de correction et un lien vers l'erreur imprimée. Toutefois, si la correction de l'erreur rend le travail ou une partie importante de celui-ci invalide, l'article sera intégralement retiré et les éclaircissements nécessaires seront apportés concernant ce retrait.
- Responsabilités et droits des auteurs
- Responsabilité des auteurs
L'auteur doit, d'une part, respecter les règles scientifiques et éthiques de la recherche et de la publication scientifiques, et d'autre part, adhérer aux caractéristiques d'un auteur responsable lors de la préparation de ses manuscrits puis de leur envoi pour publication dans la Revue des Lettres et Sciences Sociales, ce qui implique ce qui suit :
- Il s'engage à ne pas envoyer le même manuscrit qu'il a envoyé à la Revue des Lettres et Sciences Sociales à une autre revue. Il peut le faire si le manuscrit est rejeté après expertise interne ou externe. Il peut également retirer son manuscrit au début du processus d’expertise et l'envoyer à une autre revue.
- Il s'engage à mentionner les références sur lesquelles il s'est appuyé pour rédiger son manuscrit.
- Il évite le plagiat et indique les données bibliographiques de toutes les citations.
- Il s'engager à faire preuve d'objectivité dans la présentation et l'analyse des résultats et des données et à éviter les interprétations subjectives ou diffamatoires.
- Dans le cas où il s'appuie sur ses travaux antérieurs pour préparer un nouveau manuscrit, il doit s'engager à mettre en évidence uniquement les informations et données nouvelles qu'il n'a pas encore publiées, tout en indiquant la/les référence.s des données qu'il a publiées antérieurement et sur lesquelles il s'est appuyé pour rédiger son nouveau manuscrit.
- Il s'engage à expliquer en détail la méthodologie utilisée dans la recherche ou l'étude présentée dans le manuscrit, et à présenter les données clairement, afin que d'autres chercheurs intéressés puissent s’en inspirer,
- Si son manuscrit inclut des images, des figures ou des données déjà publiées et qui nécessitent une autorisation avant la publication, il est tenu de joindre l’autorisation du détenteur des droits d'auteur au manuscrit.
- Le plagiat implique la copie de textes, d'idées, d'images ou de données provenant d'une autre référence, y compris les propres recherches de l'auteur, sans référencement. Ainsi, tout contenu copié doit être mis entre guillemets et la référence doit être clairement indiquée.
- Il s'engage à apporter les modifications qui lui seront demandées par le comité éditorial afin d'améliorer la qualité de son manuscrit avant que la décision finale ne soit rendue.
- Il s'engage à mentionner la ou les sources de soutien financier pour son projet de recherche, si elles existent (un mot de remerciement).
- Il s'engage à fournir la banque de données brutes sur lesquelles s’appuie l'étude ou la recherche si le comité éditorial le lui demande pour examen.
- Dans le cas où l'auteur découvre une erreur dans son travail destiné à être publié ou déjà publié, il est de son devoir d'en informer directement le rédacteur en chef et de coopérer avec lui pour retirer ou corriger le travail de recherche en question (manuscrit/article).
- Droits des auteurs
En échange des obligations et devoirs susvisés, l'auteur obtient les droits suivants :
- Son manuscrit sera publié s'il passe avec succès l’étapes de l’expertise interne et externe.
- Il obtient du comité éditorial toutes les informations qui lui permettent de suivre le processus de réception de son manuscrit par la Revue, les processus de vérification et d’expertise, et la décision finale d'acceptation ou de rejet avec les justifications appropriées.
- Il peut republier ailleurs sa recherche parue dans la Revue des Lettres et Sciences Sociales deux ans après sa publication dans la Revue, à condition d'obtenir l'autorisation de la Revue et d'en indiquer la source lors de la republication.
- Responsabilités des experts
- Objectifs de l’expertise
Le travail des experts vise à atteindre de multiples objectifs. L’examen minutieux par les pairs des manuscrits qui leur sont soumis dans le cadre de l’expertise externe profite et aide :
- Le rédacteur en chef adjoint dans la prise de décisions éditoriales, et cela par le biais de correspondances éditoriales entre le rédacteur en chef adjoint et les experts.
- Les auteurs en les aidant à améliorer leurs manuscrits et à en élever le niveau scientifique, grâce aux correspondances éditoriales entre les experts et les auteurs.
- Le rédacteur en chef dans la prise de décisions éditoriales finales, et cela par le biais de correspondances éditoriales entre le rédacteur en chef et le rédacteur en chef adjoint.
- Les experts eux-mêmes en développant leurs capacités de recherche et en satisfaisant leurs motivations supérieures en contribuant au développement et à la diffusion du savoir au service de la science et de l’Homme.
Ainsi, le processus d’expertise par les pairs est considéré comme un processus positif et essentiel qui profite aux différentes parties impliquées dans le processus de diffusion du savoir, soit les auteurs, les experts, les éditeurs et la Revue.
- Normes du travail des experts
Afin d'assurer la réalisation des objectifs attendus du travail des experts, il est nécessaire que ceux-ci respectent un ensemble de normes internationales, qui visent à garantir la confidentialité du travail, l'objectivité, l'exactitude, la rapidité, la maîtrise du domaine scientifique des manuscrits expertisés et la déclaration de tout conflit d'intérêts, s’il existe.
Confidentialité : Les experts doivent traiter tous les manuscrits qui leur sont adressés pour expertise en toute confidentialité. Par conséquent, ils sont tenus de considérer ces manuscrits comme des documents confidentiels dont le contenu ne peut être consulté par autrui. Le même traitement de confidentialité est exigé lors des expertises réalisées par les experts. À l’exception du rédacteur en chef adjoint, chargé du suivi des expertises par les pairs, aucune autre partie n’a le droit de consulter ces manuscrits, leurs expertises ou les différentes décisions éditoriales qui s’y rapportent.
Objectivité et précision : Le travail des experts doit être objectif et précis, et s’éloigne de toutes observations subjectives. C'est pourquoi il est nécessaire d'accompagner les améliorations ou modifications proposées aux auteurs de justifications scientifiques, afin de créer avec les auteurs un échange scientifique basé sur le respect et la persuasion. De plus, les observations des experts doivent être claires et précises, et il est parfois conseillé à l’expert d'étayer son observation en citant des références qui permettent de clarifier l'importance des observations soulevées. Il est également utile pour les experts de souligner les recherches et études antérieures importantes auxquelles les auteurs n'ont pas prêté attention et de les encourager à s'y référer pour enrichir leurs manuscrits. Dans le même esprit, les experts doivent informer les rédacteurs adjoints de toute similitude ou plagiat entre le contenu des manuscrits en cours d’expertise et tout autre travail scientifique publié, dont ils ont personnellement connaissance, afin de prendre les mesures appropriées.
Rapidité : Si le travail de l’expert exige de la précision, il requiert également de la rapidité dans la réponse, en soumettant son expertise dans un délai acceptable (au bout d'environ trois mois), d'autant plus que le processus d’expertise peut se poursuivre pendant plus d'un an, de sorte que les diverses modifications requises peuvent être complétées.
Il est à noter que tout expert peut refuser de procéder à l’expertise de certains manuscrits qui lui sont envoyés et qu'il juge éloignés de ses centres d’intérêts scientifiques. Dans ce cas, il doit en avertir le rédacteur en chef ou ses adjoints en cliquant sur l'icône « Rejeter » dans le portail, dans les premiers jours suivant la réception du manuscrit.
- Ethique de la recherche scientifique
Il est important d'obtenir l'approbation du comité d'éthique (par exemple, celle de l'université de l'auteur) ou d'un autre comité d'éthique compétent (Institutional Review Boards IRB) pour toute recherche ou étude qui implique des sujets ou des données humains. Cette approbation est bien entendu préalable au travail sur le terrain (application). L’objectif est de s’assurer que la méthodologie de l’étude et les étapes de mise en œuvre soient conformes aux normes nationales et internationales en matière de respect des droits physiques et moraux des participants. Sur cette base, l'auteur peut déclarer que la recherche a été menée conformément à la Déclaration des droits de l'Homme d'Helsinki de 1975, telle que révisée en 2013 (lien : https://www.wma.net).
Le chercheur peut joindre une copie de cette approbation à son manuscrit envoyé pour publication dans la Revue des Lettres et Sciences Sociales.
- Mesures adoptées contre les comportements contraires à l’éthique
Nous mentionnons ci-dessous les mesures sur lesquelles s'appuie la Revue concernant les comportements contraires à l'éthique :
Premièrement : si un comportement contraire à l'éthique est signalé pendant le processus d’expertise (par les experts ou le rédacteur en chef adjoint) ou après la publication du manuscrit (par les lecteurs), le rédacteur en chef doit en être informé directement et tous les documents et preuves qui indiquent l'existence réelle de celui-ci doivent lui être présentés.
Deuxièmement : lorsque ce type de comportement se produit, le rédacteur en chef doit immédiatement ouvrir une enquête approfondie sur l'affaire. Il prend toutes les alertes aux sérieux, même si elles surviennent peu de temps après la publication d'un travail.
Troisièmement : si les enquêtes montrent que ce comportement contraire à l'éthique est mineur et n'a pas d'impact significatif sur la crédibilité et l'image de la Revue, il en décidé de l’affaire au niveau interne de la Revue (rédacteur en chef, directeur de la revue, comité éditorial). Cependant, s'il s'agit d'un type grave, tel qu'un plagiat, le rédacteur en chef, en coordination avec le directeur de la Revue, doit en informer l'auteur du manuscrit et lui donner la possibilité de répondre pour connaître son avis, puis prendre les mesures appropriées (dans de tels cas, le type de mesures suivant doit être envisagé, et ce après avoir retiré le manuscrit/article de la Revue : envoyer une correspondance au chef du département de l'auteur et au doyen de la faculté, mettre son nom sur une liste noire afin de l’exclure définitivement de la Revue...).
[1] La différence entre un manuscrit et un article : Le manuscrit est la recherche dans sa première forme avant expertise et publication, tandis que l’article est la recherche dans sa forme finale après publication.